Zozo banane et Zozo manioc

Publié le par Carine MauriceSoleil

collage4.jpgA Maurice il existe encore neuf espèces endémiques d’oiseaux, dont sept sont déclares menacées.  Vous avez une petite chance d’apercevoir quelques spécimens de cette faune en danger au centre des visiteurs  de Rivière Noire.  On y mène une politique d’élevage en captivité des espèces menacées  dans le but de les réintroduire, avec succès, mais non sans difficulté, dans leur milieu naturel.  La grosse cateau verte (Echo parakeet, Psittacula echo), un petit perroquet très prisé jusqu’au XIXe siècle  pour sa chair, était devenue rare.  Les crécerelles (Mauritius Kestrel, Falco punctatus) ont beaucoup pati de leur réputation de ‘Mangeuses de poule’.  Cet oiseau de proie se nourrit en fait de lézards et d’insectes.  Leur population était tombée à quatre individus pour toute l’île en 1975 et leur nombre serait remonté à 700 en 2000.  Le pigeon de mares (Pink pigeon, Columba mayeri), qui revient de loin (passé de 20 individus en 1975 à 400 en 2000), fréquente surtout les zones humides.  Le Cardinal de Maurice ou zozo banane (Mauritius fody, Foudia rubra), reconnaissable à son plastron rouge, hante les abords de Bassin Blanc, au sud.  D’autres oiseaux sont familiers des lieux : l’oiseaux à lunettes (Mauritius Olive White-eye), qui est une variété de passereau ; les merles cuisiniers, qui font grand cas des oeufs de pigeon de mares ; les boulbouls au plumeau conquérant ; les coqs des bois dont le plumage (tête bleu métallique pour les mâles) vaut le ramage ; le zozo manioc, dont le surnom ‘pikpik’ illustre les piaillements criards

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